Élections territoriales : Malal Diallo traîne l’État devant la Cour suprême



Élections territoriales : Malal Diallo traîne l’État devant la Cour suprême
Le calendrier des prochaines élections départementales et municipales s’invite désormais devant la justice. La Chambre administrative de la Cour suprême doit examiner, ce jeudi 27 août, en audience publique spéciale, un recours visant à contraindre l’État à fixer officiellement la date des élections territoriales.


Le recours a été introduit par Seydina Mouhamadou Malal Diallo, secrétaire général du Collectif Ñoo Lank. Selon Walfadjri, le requérant demande à la haute juridiction d’ordonner à l’État du Sénégal de prendre un décret fixant la date des prochaines élections territoriales, conformément aux dispositions du Code électoral.

Au cœur de la démarche de Ñoo Lank se trouve la question du respect des différents délais légaux précédant l’organisation du scrutin. Le collectif considère que l’absence, à ce stade, d’une date officiellement arrêtée risque de compromettre le calendrier électoral.

La date du 26 août au cœur des inquiétudes

Le collectif attire notamment l’attention sur l’échéance du 26 août, présentée comme la date limite pour la fixation du montant de la caution exigée des candidats.

Cette étape doit être suivie par d’autres procédures encadrées par des délais précis, notamment le dépôt des candidatures et la convocation du corps électoral.

Pour Ñoo Lank, chaque retard enregistré dans cette chaîne pourrait donc avoir des conséquences sur l’ensemble du processus.

Le collectif rappelle également que les prochaines élections départementales et municipales doivent, selon son interprétation du calendrier légal, être organisées au plus tard le 23 janvier 2027.

Or, à ce jour, souligne-t-il, aucun décret n’a encore été pris pour arrêter officiellement la date du scrutin.

« Le calendrier électoral n’est pas une variable d’ajustement »

Face à cette situation, Ñoo Lank a décidé de porter le contentieux devant la Chambre administrative de la Cour suprême.

Le collectif défend une position claire :

« Le calendrier électoral n’est pas une variable d’ajustement. »

À travers son recours, Seydina Mouhamadou Malal Diallo souhaite ainsi obtenir une intervention du juge afin que les autorités soient contraintes de respecter les échéances prévues par la législation électorale.

L’audience de ce jeudi 27 août pourrait donc constituer une étape importante dans le débat autour de l’organisation des prochaines élections territoriales.

La décision de la Cour suprême sera particulièrement scrutée, alors que la fixation de la date des municipales et départementales devient progressivement un nouvel enjeu politique et juridique au Sénégal.
Jeudi 27 Août 2026
Canal Net