Le Tribunal du Travail de Dakar, statuant publiquement, par jugement contradictoire et en premier ressort, a jugé mon licenciement abusif et a condamné l’Agence d’Assistance à la Sécurité de Proximité (ASP) à me verser la somme de 60 740 000 F CFA à titre de dommages et intérêts.
Après cinq années de service en qualité de Directeur administratif et financier (DAF) à l’ASP, sans jamais avoir reçu la moindre demande d’explication, Monsieur Omar Touré, Directeur général de l’ASP, m’a proposé de diviser mon salaire par deux, avec la menace d’un licenciement en cas de refus.
Je rappelle qu’étant titulaire d’une Maîtrise en sciences économiques de l’UCAD et d’un Master en finances publiques, il ne s’agissait pas de mon premier poste de DAF dans un établissement public. J’avais déjà occupé cette fonction dans une autre structure avant d’être recruté par l’ASP pour remplacer l’ancien DAF, parti à la retraite.
Ce salaire était pourtant celui fixé par l’organigramme de l’Agence, validé par l’organe délibérant et la tutelle financière, et perçu par l’ensemble des Directeurs. J’ai catégoriquement refusé de signer, considérant qu’il s’agissait d’une injustice flagrante et délibérée que je ne saurais accepter.
Rien qu’à la lecture de cette pseudo-lettre de licenciement, on mesure à quel point il s’agissait d’un Maa Tey caractérisé. Ils sont même allés jusqu’à refuser de me remettre mon certificat de travail, mes trois derniers bulletins de salaire ainsi que mon solde de tout compte !
Ce licenciement n’a pas seulement porté atteinte à ma dignité et à mon parcours professionnel ; il a également eu de lourdes conséquences sur le plan personnel et moral. Comme beaucoup de travailleurs, j’avais des engagements contractés sur la base de mon emploi et de mes revenus.
Ainsi, le Tribunal vient de rappeler qu’après des années de service sans reproche, on ne licencie pas quelqu’un simplement parce qu’il n’est pas de son bord politique, ou parce qu’il refuse de voir son salaire divisé par deux, en violation de ses droits acquis.
Au-delà de ma situation personnelle, cette décision rappelle une chose essentielle : dans un État de droit, les droits d’un travailleur ne peuvent être sacrifiés au gré de considérations personnelles ou politiques.
L’État est pour tous et justice a été rendue.
C’est la première fois que j’en parle publiquement, car j’avais une foi totale en la justice de mon pays. J’avais fait le choix de ne pas médiatiser cette affaire, préférant laisser la justice faire son travail.
Ce verdict est avant tout un réconfort moral et une victoire de la dignité sur le diaay dollé — que dis-je, sur ce je-m’en-foutisme érigé en principe de gouvernance.
Cette décision ne constitue donc pas seulement une victoire personnelle. Elle est aussi, à mes yeux, un rappel que la dignité, le droit et la justice doivent toujours finir par prévaloir sur l’arbitraire.
Cette victoire n’aurait pas été possible sans l’excellent travail accompli par mon avocate, Maître Mame Thiaba Ba, du cabinet S.C.P. François SARR & Associés, que je tiens à remercier publiquement pour son engagement et son professionnalisme.
Loin de me laisser abattre par cette épreuve, j’ai choisi d’en faire une occasion de poursuivre mon développement personnel et professionnel. J’ai ainsi profité de cette période pour poursuivre mes études, approfondir mes connaissances et perfectionner mon anglais aux États-Unis. Une manière pour moi de transformer une épreuve difficile en une nouvelle étape de construction et d’ouverture.
Je ne saurais conclure sans me rappeler ces deux paroles divines :
« Fa-inna maʿa al-ʿusri yusrā » — À côté de la difficulté vient certes la facilité.
« Wa mâ tawfîqî illâ billâh » — Et ma réussite ne dépend que d’Allah.
Après cinq années de service en qualité de Directeur administratif et financier (DAF) à l’ASP, sans jamais avoir reçu la moindre demande d’explication, Monsieur Omar Touré, Directeur général de l’ASP, m’a proposé de diviser mon salaire par deux, avec la menace d’un licenciement en cas de refus.
Je rappelle qu’étant titulaire d’une Maîtrise en sciences économiques de l’UCAD et d’un Master en finances publiques, il ne s’agissait pas de mon premier poste de DAF dans un établissement public. J’avais déjà occupé cette fonction dans une autre structure avant d’être recruté par l’ASP pour remplacer l’ancien DAF, parti à la retraite.
Ce salaire était pourtant celui fixé par l’organigramme de l’Agence, validé par l’organe délibérant et la tutelle financière, et perçu par l’ensemble des Directeurs. J’ai catégoriquement refusé de signer, considérant qu’il s’agissait d’une injustice flagrante et délibérée que je ne saurais accepter.
Rien qu’à la lecture de cette pseudo-lettre de licenciement, on mesure à quel point il s’agissait d’un Maa Tey caractérisé. Ils sont même allés jusqu’à refuser de me remettre mon certificat de travail, mes trois derniers bulletins de salaire ainsi que mon solde de tout compte !
Ce licenciement n’a pas seulement porté atteinte à ma dignité et à mon parcours professionnel ; il a également eu de lourdes conséquences sur le plan personnel et moral. Comme beaucoup de travailleurs, j’avais des engagements contractés sur la base de mon emploi et de mes revenus.
Ainsi, le Tribunal vient de rappeler qu’après des années de service sans reproche, on ne licencie pas quelqu’un simplement parce qu’il n’est pas de son bord politique, ou parce qu’il refuse de voir son salaire divisé par deux, en violation de ses droits acquis.
Au-delà de ma situation personnelle, cette décision rappelle une chose essentielle : dans un État de droit, les droits d’un travailleur ne peuvent être sacrifiés au gré de considérations personnelles ou politiques.
L’État est pour tous et justice a été rendue.
C’est la première fois que j’en parle publiquement, car j’avais une foi totale en la justice de mon pays. J’avais fait le choix de ne pas médiatiser cette affaire, préférant laisser la justice faire son travail.
Ce verdict est avant tout un réconfort moral et une victoire de la dignité sur le diaay dollé — que dis-je, sur ce je-m’en-foutisme érigé en principe de gouvernance.
Cette décision ne constitue donc pas seulement une victoire personnelle. Elle est aussi, à mes yeux, un rappel que la dignité, le droit et la justice doivent toujours finir par prévaloir sur l’arbitraire.
Cette victoire n’aurait pas été possible sans l’excellent travail accompli par mon avocate, Maître Mame Thiaba Ba, du cabinet S.C.P. François SARR & Associés, que je tiens à remercier publiquement pour son engagement et son professionnalisme.
Loin de me laisser abattre par cette épreuve, j’ai choisi d’en faire une occasion de poursuivre mon développement personnel et professionnel. J’ai ainsi profité de cette période pour poursuivre mes études, approfondir mes connaissances et perfectionner mon anglais aux États-Unis. Une manière pour moi de transformer une épreuve difficile en une nouvelle étape de construction et d’ouverture.
Je ne saurais conclure sans me rappeler ces deux paroles divines :
« Fa-inna maʿa al-ʿusri yusrā » — À côté de la difficulté vient certes la facilité.
« Wa mâ tawfîqî illâ billâh » — Et ma réussite ne dépend que d’Allah.