Interpellé sur les accusations de « trahison » formulées à son encontre par certains membres de Pastef, notamment à propos de sa politique économique et de l’accord avec le Fonds monétaire international (FMI), le président Bassirou Diomaye Faye a répondu fermement. Le chef de l’État affirme n’être engagé que par le serment prêté devant le peuple sénégalais et Dieu lors de son investiture, le 2 avril 2024.
Le mot « trahison » s’est invité dans l’entretien accordé par Bassirou Diomaye Faye à RFI et France 24, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.
Le président sénégalais était interrogé sur les difficultés auxquelles pourrait être confronté son gouvernement lorsque la loi de finances rectificative arrivera devant l’Assemblée nationale, où Pastef dispose d’une très large majorité.
Les journalistes lui ont notamment rappelé que certains membres de son ancien parti l’accusent de « trahison » et de « se soumettre au FMI ».
Face à ces accusations, Bassirou Diomaye Faye a invoqué le serment prêté lors de son accession à la magistrature suprême.
« En fait de trahison, la seule chose que je suis susceptible de trahir, c’est mon serment que j’ai prêté le 2 avril 2024 face au peuple sénégalais et devant Dieu. Au-delà de ces référents, il n’y a pas d’autres choses qui m’engagent », a-t-il déclaré.
L’Assemblée nationale appelée à « assumer ses responsabilités »
Le chef de l’État a ensuite replacé le débat sur le terrain institutionnel. Pour lui, le gouvernement et l’Assemblée nationale constituent des institutions distinctes, chacune devant exercer pleinement ses responsabilités.
« Par rapport à la loi de finances rectificative comme par rapport à d’autres lois, quand il s’agit d’aller à l’Assemblée nationale, le gouvernement y va », explique-t-il.
Bassirou Diomaye Faye poursuit : « Là-bas, chacun assume ses responsabilités et le peuple arbitre saura juger chacun par rapport à la posture qui est la sienne. »
Le président estime toutefois que, compte tenu de la situation économique du pays et des efforts demandés aux Sénégalais, les députés devraient accompagner les mesures portées par l’exécutif.
Il considère ainsi que les représentants du peuple ne sauraient avoir « un autre comportement patriotique que d’accompagner cette dynamique ».
Cette sortie intervient dans un contexte de profondes divergences politiques avec Ousmane Sonko. Interrogé dans le même entretien sur le limogeage de son ancien Premier ministre, Bassirou Diomaye Faye a cependant rejeté l’idée selon laquelle leur rupture aurait été directement provoquée par le dossier du FMI. Il a plutôt évoqué des « divergences persistantes sur certains sujets » et une « rupture de confiance » qui s’était installée entre les deux hommes.
Le mot « trahison » s’est invité dans l’entretien accordé par Bassirou Diomaye Faye à RFI et France 24, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.
Le président sénégalais était interrogé sur les difficultés auxquelles pourrait être confronté son gouvernement lorsque la loi de finances rectificative arrivera devant l’Assemblée nationale, où Pastef dispose d’une très large majorité.
Les journalistes lui ont notamment rappelé que certains membres de son ancien parti l’accusent de « trahison » et de « se soumettre au FMI ».
Face à ces accusations, Bassirou Diomaye Faye a invoqué le serment prêté lors de son accession à la magistrature suprême.
« En fait de trahison, la seule chose que je suis susceptible de trahir, c’est mon serment que j’ai prêté le 2 avril 2024 face au peuple sénégalais et devant Dieu. Au-delà de ces référents, il n’y a pas d’autres choses qui m’engagent », a-t-il déclaré.
L’Assemblée nationale appelée à « assumer ses responsabilités »
Le chef de l’État a ensuite replacé le débat sur le terrain institutionnel. Pour lui, le gouvernement et l’Assemblée nationale constituent des institutions distinctes, chacune devant exercer pleinement ses responsabilités.
« Par rapport à la loi de finances rectificative comme par rapport à d’autres lois, quand il s’agit d’aller à l’Assemblée nationale, le gouvernement y va », explique-t-il.
Bassirou Diomaye Faye poursuit : « Là-bas, chacun assume ses responsabilités et le peuple arbitre saura juger chacun par rapport à la posture qui est la sienne. »
Le président estime toutefois que, compte tenu de la situation économique du pays et des efforts demandés aux Sénégalais, les députés devraient accompagner les mesures portées par l’exécutif.
Il considère ainsi que les représentants du peuple ne sauraient avoir « un autre comportement patriotique que d’accompagner cette dynamique ».
Cette sortie intervient dans un contexte de profondes divergences politiques avec Ousmane Sonko. Interrogé dans le même entretien sur le limogeage de son ancien Premier ministre, Bassirou Diomaye Faye a cependant rejeté l’idée selon laquelle leur rupture aurait été directement provoquée par le dossier du FMI. Il a plutôt évoqué des « divergences persistantes sur certains sujets » et une « rupture de confiance » qui s’était installée entre les deux hommes.